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 [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod

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Fousw

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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeMer 20 Nov - 15:32

Chapitre XIX



Je jetais un regard en direction d'Illyan et je retins difficilement un sifflement appréciatif (qui m'aurait sûrement valu de me retrouver avec une balle entre les deux yeux). Elle portait une robe magnifique qui ne faisait que mettre en valeur ses formes généreuses. Elle était toujours aussi belle et ses vêtements appuyaient cet état de fait.

La voiture nous déposa devant une bâtisse luxueuse. Le fronton gigantesque était manifestement là pour impressionner le visiteur. La porte qui aurait pu laisser passer une Chimère était encadrée par deux lions en marbre qui devaient coûter ce que peut gagner un mineur en une vie entière. Je me suis toujours demandé pourquoi les riches ressentaient le besoin d'étaler autant leurs richesses. Une petite voix me dit que c'est pour compenser la petitesse de certaines choses. La consanguinité a toujours des effets néfastes.

Renseignements pris, le porte-cighalo appartenait au membre d'une des familles les plus riches de la planète. D'après ce que j'avais compris, ils possédaient la plupart des oléoducs amenant le précieux or noir vers la ville. S. signifiait Simius qui était le fils du patron. Il avait du avoir une enfance difficile empli de dilemme tel que « caviar ou saumon » et « cuillère en or ou en argent »...

Après avoir monté le perron de la demeure, Illyan annonça notre présence en utilisant la cloche en or massif rehaussée de diamant. Quelques instants plus tard, un serviteur vint nous ouvrir. Il s'adressa à la jeune femme sans même me jeter un regard.

« - Bonjour, madame, que puis je pour vous ?
- Bonjour, nous sommes des membres de la guilde marchande de Mathius Secundus et nous avons un objet qui pourrait intéresser votre maître.

Illyan utilisait l'identité secrète que nous avions choisi pour ne pas éveiller les soupçons.

« - Je ne pense pas qu'il soit intéressé. Mon maître travaille dans la vente de pétrole pas dans le commerce d'objets, répondit le serviteur avec un ton pédant laissant supposer que même en tant que simple employé de la famille Villius, il était plus important que des représentants de guilde.
- Nous venons voir son fils et ce n'est pas pour lui vendre mais plutôt pour lui ramener quelque chose, insista Illyan en lui montrant le porte-cigalho.
- Dans ce cas, je vous invite à rentrer, madame. Par contre...

Il se tourna pour la première fois vers moi et me détaillant de haut en bas avec hauteur, avant de reprendre avec un certain mépris.

« - Je demanderais à votre... serviteur de bien vouloir passer par l'entrée de service. »

J'eus beaucoup de mal à me retenir de lui mettre mon poing dans la figure. Je ne pus m'empêcher de regarder moi aussi mes vêtements. J'avais fait un effort exceptionnel en mettant une chemise propre, à peine froissée ainsi que mes chaussures des grandes occasions. Certes, je n'avais pu me défaire de mon manteau élimé et de mon chapeau qui avait connu des jours meilleurs. En fait, à côté d'Illyan, je faisais pâle figure.

Celle-ci d'ailleurs semblait retenir difficilement un fou rire. Le serviteur lui tournait heureusement le dos. Finalement, je m'exécutais de mauvaise grâce car je ne pouvais me permettre de faire autrement sans attirer l'attention.

La porte de service, située sur le côté de la bâtisse était bien moins glorieuse. Elle était faite d'un bois brut, à peine taillé pour rentrer dans l'espace aménagé pour elle. Je tapais avec force pour qu'on m'ouvre. Au bout de cinq minutes et après que je me sois déchaîné sur le bois à coups de poing, de pied (j'en étais à envisager la tête), le serviteur finit par venir m'ouvrir et me guider à travers les pièces réservées aux employés. Je traversais la cuisine où une quinzaine de personnes s'affairaient à préparer un repas aux dimensions gargantuesques. Les lieux étaient propres et bien entretenus mais n'exprimaient pas le même luxe que le fronton de la maison.

Au bout d'un moment, nous arrivâmes dans un salon luxueux. Illyan s'y trouvait déjà, confortablement assise dans un canapé. Le serviteur resta avec nous. Il devait être là pour s'assurer que nous ne dérobions rien. Il faut dire que le moindre des objets présents coûtait les yeux de la tête. Étant bloqué dans le rôle de serviteur, je dus rester debout à côté d'Illyan.

Enfin, notre hôte entra dans la salle. Il était plutôt grand, blond et bien charpenté. Il aurait pu être beau si ses yeux n'avait pas été aussi durs. Ils contenaient un mélange de folie et de cruauté. Je reconnus immédiatement ses mains et mes poils se hérissèrent à sa vue. Je me retenais de prendre la parole. Je n'étais, après tout, qu'un serviteur. Il adressa un sourire à Illyan et la salua.

« - Bonjour, madame, je suis enchanté de vous rencontrer.
- Bonjour, Maître Villius, répondit la jeune femme tandis que je me contentais d'un hochement de tête.
- Que me vaut votre présence, madame ?
- Je vous ai amené quelque chose que vous serez sûrement heureux de retrouver, répondit Illyan en lui présentant le porte cigalho.
- Oh ! L'Empereur soit loué ! Je l'avais perdu ! Un cadeau que m'avait offert ma mère pour mes quinze ans ! »

Sa vie a du être difficile, me dis-je intérieurement pendant qu'il reprenait son bien.

« - Puis-je vous demander, reprit notre hôte, pourquoi vous me l'avez ramené ? Tout le monde ne l'aurait pas fait...
- Eh bien, répondit Illyan, en tant que membre d'une guilde marchande, il est toujours important d'établir de bonnes relations avec une famille telle que la votre.
- Je comprends. Vous avez bien fait. J'en toucherais deux mots à mon père. Mais, vous ne m'avez pas dit où vous l'avez trouvé.
- Mon serviteur, dit Illyan en me désignant, tandis que je retenais ma colère, l'a trouvé chez un revendeur douteux. Comme votre nom est connu, il a pris l'initiative de l'acheter et de me l'amener. J'ai alors décidé de vous le rapporter.
- Eh bien, tout cela est parfait ! Je me suis rendu compte il y a peu que je l'avais égaré et je ne savais où. Heureusement, le destin a bien fait les choses. Je vais malheureusement devoir vous quitter, je suis attendu. A moins que vous aviez autre chose à me demander ? »

Je faisais un non discret à Illyan et nous prîmes congé. Après quelques salamalecs, le serviteur nous raccompagna à la porte, sans que j'ai à passer par la porte de derrière, ce qui était censé me récompenser pour ma trouvaille « miraculeuse ». Une fois dans la voiture, Illyan se tourna vers moi.

« - Alors ?
- Alors ? C'est lui, j'en suis sûr ! Il va falloir organiser une filature. »

-------------------------------------------

« - Et vous avez des preuves ? »

Le colonel Millepoix des FDP semblait intéressé par notre compte rendu. Mais il mettait le doigt sur un point qui gênait. Je pris un temps avant de répondre.

« - Pas de preuves concrètes mais des preuves indirectes et mon instinct me dit que c'est lui.
- Cela me suffit, intervint Kaiserstein.
- Certes, Seigneur Inquisiteur, reprit le colonel, mais, sans preuve, nous aurions du mal à le faire condamner. D'autant plus que sa famille n'est pas la première venue. Et s'il est innocent et que ceci venait à ses oreilles, nous serions gênés aux entournures. Il serait compliqué, vu le climat de tension, de mettre en cause une famille respectée sans être sûrs de ce que nous avançons. Nous risquerions de provoquer des émeutes que nous devons éviter autant que faire se peut. »

L'argument avait fait mouche et le silence se fit dans la salle de réunion où nous étions installés. Il y avait toute l'équipe inquisitoriale, ainsi que les deux colonels. De Laplace, le colonel des Gardes Impériaux, était accompagné d'un commissaire qu'il nous avait présenté en début de réunion. Étant un ancien garde, j'avais une certaine répulsion vis à vis des commissaires. Mais, celui-ci avait un côté sympathique qui me plaisait malgré tout. Il s'appelait Joss Blinger et avait un regard franc et un visage agréable. Nous étions à peu près de la même taille et sa poignée de main était franche. Kaiserstein rompit le silence.

« - Je ne vois même pas pourquoi nous nous posons la question. Je suis un Inquisiteur, le représentant de l'Empereur sur cette planète. Je n'ai de compte à rendre à personne. Nous allons le suivre et vérifier nos soupçons.
- Mais, Seigneur, répondit Millepoix, si mes hommes sont démasqués, je serais dans une situation difficile.
- C'est pourquoi ce seront les hommes de De Laplace qui accompagneront mon équipe. Cela vous convient -il, colonel Millepoix ?
- Cela pourrait limiter la casse en effet, répondit celui-ci...
- De Laplace, demanda l'Inquisiteur en se tournant vers ce dernier.
- Bien sûr, Seigneur, dit le colonel des Gardes Impériaux, mes hommes sont à vos ordres. Si cela vous agrée, le commissaire Blinger se chargera de vous accompagner et de vous porter assistance.
- Bien, Rick, Illyan, je vous charge de gérer la mission. Je dois continuer mes recherches avec Egler. »

Sur ces mots, il mit fin à la réunion. La suite n'allait pas manquer de sel.
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Fousw

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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeMer 20 Nov - 15:34

Chapitre XX



Joss Blinger était efficace. En deux heures, il avait mis à notre disposition un escouade de Gardes Impériaux. Il avait, fort heureusement, pensé à leur faire enfiler des vêtements discrets et nous avions décidé de les répartir à différents points stratégiques autour de la maison de la famille Villius. Blinger et deux de ses hommes surveillaient l'avant de la maison tandis qu'Illyan et moi planquions à l'arrière.

Comme je l'ai déjà dit, ces moments d'attente et d'inactivité sont le lourd fardeau de ce boulot mais là, le paysage était plus qu'agréable et agrémentait clairement la surveillance. Illyan n'avait bien sûr pas gardé sa robe mais la combinaison moulante qu'elle portait mettait tout aussi bien ses formes en valeur. Si la vision était agréable, je ne pouvais en dire autant de la discussion qui frôlait, en terme d'intensité, le néant absolu.

« - Il fait froid...
- Oui, il ne fait pas chaud.
- ...
- ...
- Mais je pense que demain, il fera beau.
- J'espère bien, il fait vraiment un temps pourri sur cette planète.
- Oui...
- ...
- ...
- Et sinon, simple curiosité... Comment es-tu entrée au service de Kaiserstein ?
- Le Seigneur Inquisiteur, me répondit Illyan, en me jetant un regard de reproche, m'a recruté sur ma planète de naissance. Il y a 26 ans. J'étais une jeune élève des Vierges de l'Empereur, une école formant les guerrières chargées de défendre ma planète. Il m'a repérée au milieu des autres. D'après lui, j'ai des pouvoirs psychiques latents dont je me sers inconsciemment pour combattre. Quand il m'a proposé de le suivre, j'ai sauté sur l'occasion. Depuis, il me forme pour devenir Inquisitrice.
- J'ai deux questions : comment fais-tu pour avoir l'air d'avoir toujours 20 ans et es-tu toujours membre des Vierges de l'Empereur ( Vierges ! Quelle idée, pensais-je) ?
- Eh bien, grâce au Juvénat, je ne vieillis presque pas et en quittant l'école, j'ai rompu mon serment (Youpi !!! Pensais-je en mon fort intérieur). Mais pourquoi me demandes tu ça ?
- Heu... Et bien... Comment dire... Je sais que nous n'avons pas forcément commencé sur un bon pied. En même temps, à notre première rencontre, tu braquais un pistolet sur moi... Mais, je dois dire que tu me... tu m'intéresses... »

Je bégayais comme un élève de scholam qui peine à réciter une leçon mal apprise, ce qui est inhabituel chez moi. Mais, Illyan s'approcha de moi. Je ne savais pas si je devais me préparer à recevoir un coup, de préférence dans un endroit sensible. Elle s'arrêta et leva la tête jusqu'à ce qu'elle puisse plonger ses yeux dans les miens. Je sentis mes mains devenir moite tandis que mon cœur battait à se rompre.

« - Je voulais te dire Rick que tu... »

Ses yeux se détournèrent de moi pour regarder quelque chose derrière moi.

« - Ça y est il est sorti ! »

Je me retournais pour constater que notre ami Simius avait choisi ce moment pour sortir. Je le maudis intérieurement pour avoir rompu la magie de l'instant mais mon instinct de détective hurlait en mon for intérieur. Que pouvait bien faire un fils de riche marchand, habillé de guenilles, en pleine nuit et se dirigeant vers les mauvais quartiers. Il ne me fallut pas longtemps pour que j'entrevois un certain nombre de possibilités allant de la simple escapade nocturne jusqu'à la réunion secrète de cultistes.

Je contactais Blinger par Vox lui indiquant la direction que prenait notre cible et entamais la filature avec Illyan.

Le jeune homme semblait méfiant. Il fit un nombre important de détours dans la cité afin de perdre d'éventuels poursuivants. Il se retourna souvent afin de vérifier qu'il n'était pas suivi. Au bout d'un long moment, il sembla se détendre et repris une marche normale, se dirigeant d'un pas assuré vers un lieu inconnu. Malheureusement pour lui, il n'était aussi habile que moi à ce petit jeu et lorsqu'il arriva en bas d'un immeuble, j'étais là à l'observer. Après qu'il se soit engouffré dans le hall d'entrée, je contactais le commissaire. Dix minutes plus tard, lui et ses dix hommes étaient là. Me montrant l'immeuble, il me demanda :

« - Vous êtes sûr que c'était bien lui ?
- Vous croyez qu'il y a beaucoup de gens qui se baladent dans les rues avec une tête de conspirateur à cette heure-ci ?
- Ma fonction m'incline à voir des conspirateurs partout mais, sur ce coup-là, je vous fais confiance... »

Il ne manquait pas d'humour, encore une qualité à son crédit. Après avoir frayé avec un Inquisiteur, voilà que je me mettais à apprécier un Commissaire. Mes camarades des Aigles m'auraient conspué s'ils l'avaient appris...

Après quelques ordres brefs, nous pénétrâmes dans l'immeuble. C'était un logement de travailleurs. Un comme il y en a des milliards sur toutes les planètes de l'Imperium. A croire qu'on les construit en série comme les chaussettes. Il faisait l'apologie du manque d'inspiration des architectes impériaux en alliant une esthétique inexistante et un confort restreint à sa plus simple expression. Le but était d'entasser des centaines de gens dans un espace le plus réduit possible. Mais, au moins, il était propre. J'imaginais aisément que les habitants devaient être forcés de le tenir dans l'état le plus parfait possible.

En effet, ils n'étaient là que pour un temps limité. Après avoir sué sang et eau dans les usines ou les mines, ils mourraient rapidement et d'autres prenaient leur place. La moindre des politesses était quand même de laisser un endroit correct pour leurs successeurs.

Laissant là mes pensées, je reportais mon attention sur l'ascenseur. Je constatais que celui-ci était arrêté au troisième étage. C'était donc là que se trouvait notre homme.

Nous nous entassâmes dans l'ascenseur. Je sentis quelque chose de dur me rentrer dans le dos. Je priais intérieurement pour que ce soit un pistolet. Au bout d'une montée rapide mais néanmoins pénible, les portes de l'appareil s'ouvrirent et nous pûmes nous désencastrer. Après un rapide coup d'œil sur le palier, je me tournais vers Illyan et Blinger.

« - Il y a cinquante appartements à cet étage, dit la jeune femme.
- Génial, manquait plus que ça, dis-je entre mes dents. Bon allons-y alors... »

Le commissaire fit signe à ses hommes de fouiller les appartements en silence. Ils partirent par équipe de deux, chacun vers un appartement. Il nous accompagna devant la porte d'un des appartements. Je sentais la tension me gagner. Quelque chose me disait que nous devions nous dépêcher.

--------------------------------------------


Je posais la main sur la poignée de la porte de l'appartement 327. Nous avions déjà fouillé quatre appartements sans succès. Deux étaient vides et dans les deux autres, les habitants avaient à peine réagi en nous voyant pénétrer par surprise. Ils obéirent sans discuter et sans émettre le moindre bruit. Je me disais qu'ils avaient été bien dressés par des années d'obéissance.

Prêt à visiter un nouveau logement déprimant, j'appuyais sur la poignée qui ne résista pas. Ce simple détail attira mon attention. Je fis signe à mes compagnons de se préparer au pire et je poussai la porte d'un mouvement bref. La scène qui m'apparut alors faillit me soulever le cœur.

Un homme habillé de guenilles mais aisément identifiable comme un fils de bonne famille, bien nourri se tenait au dessus d'une jeune femme, nue comme le jour de sa naissance. Elle était bâillonnée et portait la marque de plusieurs coups de lame. Simius tenait d'ailleurs un espèce de scalpel dans la main.

La scène était d'autant plus dramatique qu'elle se déroulait dans un appartement qui portait toutes les stigmates de la pauvreté. Le mobilier était réduit au strict minimum avec un lit défoncé et un réchaud d'appoint. Les murs étaient pratiquement nus et un miroir ébréché et bien seul tentait, sans succès, d'ornementer la pièce.

Le tueur se retourna en nous entendant entrer et se saisit de sa victime, la plaçant devant lui. Il posa la lame de scalpel sur sa gorge et se mit à crier, alors que ses yeux s'emplissaient d'une folie difficilement contenue.

« - N'approchez pas ou je la tue !
- Tout doux mon gars, on va tous se calmer, répondis-je avec une voix apaisante.
- Je veux que vous me laissiez partir... Sortez ou je la tue !
- Bien, mais je ne peux pas te laisser partir. Regarde, je vais poser mon arme et on va discuter. »

Je me baissais doucement et posais mon pistolet au sol. Me relevant, les bras écarté en signe d'apaisement, je repris.

« - Bon, on va essayer de trouver une solution. Alors... »

J'interrompais là ma phrase. En effet, la tête du tueur venait d'éclater. Surpris, je mis un temps à comprendre. Le pistolet du commissaire fumait encore et pointait la direction du tueur quand je me tournais vers lui. Il se tourna vers moi. Son visage était blême.

« - Je suis désolé mais j'ai vu une ouverture et j'ai tenté le coup, dit-il d'une voix mal assurée.
- Beau tir, dit Illyan, mais c'était risqué... »

Je ne répondis pas tout de suite. Je m'approchais de la victime qui s'était évanouie. Je touchais son pouls qui était régulier et lui calait la tête sur un coussin. Puis, après avoir jeté un regard sur le cadavre de Simius, quelque peu raccourci, je me tournais vers Blinger et dis :

« - Au moins, pour le procès, ça simplifiera les choses... »
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Fousw

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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeMer 20 Nov - 15:37

Chapitre XXI



« - D'après les éléments de l'enquête, nous avons eu affaire à un serial-killer isolé.
- Un quoi ?
- Un serial-killer, un tueur en série, quoi...
- Ah ! Un serial-killer... »

Nous étions de retour dans la salle de réunion. Assis autour de la table, il y avait Kaiserstein, Athanaëlle, Egler, Millepoix, DeLaplace et Blinger, ainsi qu'Illyan et moi. Dans un coin de la salle, Igor s'était roulé en boule, non sans avoir fait trois tours sur lui même avant de s'installer. Kaiserstein demanda alors, en jetant un coup d'œil au passage à Blinger :

« - Cela éclaircit quelque peu la situation et est-ce que le... hum.. l'exploit du commissaire Blinger risque d'avoir des conséquences politiques ?
- Non, répondit Illyan, quand nous avons présenté la situation au père du tueur, il a tenu à étouffer l'affaire pour que son commerce ne soit pas mis en péril...
- Quelle famille charmante ! Je crois que nous en avons fini de ce côté-ci...
- Seigneur Inquisiteur, l'interrompit Millepoix, je suis désolé de vous avoir fait déplacer pour une affaire aussi insignifiante. Je m'en remets à vous pour un éventuel blâme.
- Calmez vous colonel, cela viendra en temps et en heure, si cela a lieu d'être. Mais, rassurez vous, nous avons trouvé quelque chose d'intéressant avec mon savant. Egler, voulez vous... »

Le vieux savant se dirigea vers une machine permettant d'afficher des images au mur. Il fit alors apparaître des colonnes de chiffres qui me parurent interminables.

« - Mesdemoiselles et Messieurs, après des recherches poussées avec le Seigneur Inquisiteur, nous avons relevé un certain nombre d'incohérences dans le recueil de données effectué par l'Esprit de la Machine d'un vieux satellite d'observation géologique en orbite au dessus de l'hémisphère nord. Comme vous pouvez le voir sur ce tableau, le vecteur V' réagit de manière étonnante. J'ai tout d'abord pensé à une présence de matériaux radioactifs à la surface mais grâce à la méthode de Gunnigan, j'ai pu éliminer cette option, j'ai alors tenté de... »

Je me perdais dans les explications fastidieuses du savant et je décrochais rapidement. Incidemment, mon regard fut attiré par Illyan qui était assise à deux places de moi. Je me plongeais dans la contemplation de la jeune femme en repensant à ce qu'elle avait voulu me dire la veille. Je regrettais de n'avoir pas eu le temps de finir cette conversation. Nous n'avions pas eu un moment d'intimité depuis et je restais sur ma faim. Elle était concentrée sur la présentation d'Egler et ne remarqua pas que je la regardais. Le savant continuait sa litanie ennuyeuse mais quelque chose attira mon attention.

« - Je peux affirmer qu'il y a de fortes probabilités que ce signal indique une présence du Chaos sur cette planète. Peut être un artefact ancien ou, pire, un démon en plein éveil. »

La dernière phrase du savant eut l'effet d'une bombe dans la salle. Il venait de capter définitivement mon attention. Les deux colonels et le commissaire semblaient soufflés par l'annonce. Les membres de l'équipe inquisitoriale, à l'exception d'Igor endormi, affichaient une mine contrite. Kaiserstein prit alors la parole.

« - Bien, je crois que tout le monde sait ce qu'il nous reste à faire. Si réelle menace il y a, il faut la chasser de cette planète. Rick et Illyan, je vais vous demander de partir en éclaireurs pour repérer les lieux, pendant que je prépare une expédition. Millepoix, je veux que vous leur fournissiez un véhicule et une escorte.
- Seigneur Inquisiteur, si je puis me permettre, intervint DeLaplace, ce qui est de ce côté-là de l'hémisphère est de mon ressort.
- Certes, DeLaplace, répondit l'Inquisiteur, mais hier, ce sont vos hommes qui sont intervenus dans la ville. C'est le tour du colonel Millepoix de nous aider. Et puis, dans cette mission, il faudra savoir garder l'arme au fourreau, si vous voyez ce que je veux dire...
- Bien, Seigneur... »

Le colonel semblait mécontent d'avoir été rabroué ainsi mais parvint rapidement à reprendre sa contenance. Millepoix semblait aux anges.

« - Bien, il n'y a pas de temps à perdre, reprit Kaiserstein, en route ! »

L'Inquisiteur ayant toujours le chic pour avoir le dernier mot et clore une réunion, nous nous levâmes et partîmes nous préparer.

-------------------------------------------------


La chimère nous attendait. Son moteur ronronnait doucement. Devant le véhicule, une escouade était au garde à vous. Ils portaient l'uniforme des Forces de Défense Planétaire. Le colonel Millepoix n'avait pu nous accompagner car il devait préparer l'expédition avec Kaiserstein mais les soldats nous saluèrent et le sergent vint de présenter.

« - Bonjour, je suis le sergent Veik et je suis à votre service.
- Vous êtes prêts à partir ?
- Oui
- Alors, en route pour l'hémisphère nord... »

Tandis que nous nous dirigions vers l'inconnu, je me disais que tout serait bientôt fini et que nous pourrions bientôt quitter cet endroit. Si j'avais pu deviner la suite, j'aurais fait demi-tour et j'aurais pris le premier vol pour partir aussi loin que possible...

Pour entrer dans l'hémisphère nord, nous franchîmes un col. Je comprenais ainsi l'importance vitale de la chaîne de montagne qui séparait la planète en deux au niveaux de l'équateur. Elle retenait une masse énorme de nuages de pollution qui aurait sûrement annihilé toute trace de vie sur la planète. En regardant au loin, je ne voyais que des kilomètres de régions polluées et invivables. Egler nous avait expliqué que nous pouvions rester dans cette atmosphère à condition de porter des respirateurs tout en insistant sur le fait que nous ne devions pas nous y éterniser. Il pouvait être rassuré, je ne resterais pas longtemps dans ce lieu de mort.

-----------------------------------


La chimère repartit après qu'Illyan se soit repérée grâce à l'auspex qu'elle tenait en main et qui signalait la position de notre objectif. L'air était lourd dans le véhicule hermétiquement clos. Le confinement et la proximité se révélaient particulièrement désagréables et des relents de sueurs agressaient régulièrement mes narines. Heureusement, le trajet fut assez bref et, au bout d'une heure, nous arrivâmes à proximité de notre cible. Le véhicule s'arrêta dans une combe et nous descendîmes. Malgré l'air vicié, le paysage désolant et le fait que je portais un masque, je fus heureux de pouvoir sortir de cette boite de conserve et de pouvoir me dégourdir les jambes.

Les soldats se déployèrent autour de nous, formant une escorte. Nous étions au centre. Le sergent et deux de ses hommes ouvraient la marche. Sur chacun de nos flancs, deux hommes nous encadraient et trois autres fermaient la marche. Le paysage était apocalyptique et la marche était ardue. Le terrain devant nous ne comportait aucune trace de végétation mais le sol était tapissé de rochers plus ou moins gros qui gênaient notre progression. De plus, nous devions franchir de nombreux vallons ce qui n'arrangeait rien. Alors que nous étions au fond d'un de ces vallons, le sergent se retourna vers nous, ses hommes faisant de même. Ils nous mirent alors en joue. Surpris, je lui demandais :

« - Qu'est ce que cela signifie ?
- Je suis désolé mais vous ne devez pas voir ce qui se cache ici.
- Alors, c'était vous les traîtres ? Mince, répondis-je, déçu, j'aurais parié sur De Laplace !
- Jetez vos armes et agenouillez vous ! »

Je regardais Illyan tandis que j'approchais la main de mon pistolet Bolter. Elle me fit un signe discret. Je repérais alors deux pierres qui se faisaient face et qui constitueraient un couvert appréciable à distance de saut. Dans un même mouvement, ma compagne et moi même dégainèrent. Le sergent eut le temps de tirer avant que je ne l'atteigne en pleine tête. Il vola en arrière alors que son tir me frôlait, passant à deux doigts de mon dos. Mais j'avais déjà plongé vers l'abri. Durant mon saut, je tirais à nouveau vers le soldat à la gauche du sergent. Il reçut la balle en plein thorax et s'effondra sans un cri. Alors que j'atteignais les pierres, je sentis un douleur dans mon bras gauche. Un tir de fusil laser m'avait atteint, venant de derrière moi. La blessure était minime et avait déjà cicatrisé mais mon bel imper était fichu. Me relevant soudainement, je tirais en direction d'un des soldats et j'eus la satisfaction de le voir tomber.

Illyan avait déjà abattu deux gardes impériaux et trancha un troisième de son épée tronçonneuse. Elle virevoltait au milieu des tirs avec une grâce impressionnante et rien ne semblait pouvoir l'atteindre. Je retournais à couvert tandis que l'un des gardes vidait sa cellule énergétique sur ma position. Ses tirs martelèrent la pierre sur laquelle j'étais adossé, la faisant littéralement fondre. Lorsque j'entendis le clic caractéristique du fusil déchargé, je surgis de mon couvert et lui mis trois balles dans le corps. Illyan abattit le suivant de son pistolet. Les chances étaient maintenant plus équilibrées et les deux gardes restants ne semblaient pas en mener bien large au vu du retournement de la situation.

Alors, que je mettais en joue l'un des survivants, il s'effondra au sol. Son homologue fit de même. Ils étaient pris de convulsions. Je me demandais un instant si cela était dû à un problème lié à leur respirateur. Mais mes cheveux se dressèrent sur ma tête lorsque je les vis se transformer sous mes yeux. Leur corps se déforma grossièrement. Leurs membres s'allongeaient de manière inhumaine. Leur visage sembla disparaître dans un magma de chair informe. Quand ils se relevèrent, ils n'avaient plus rien d'humain. Nous avions en face de nous des enfants du chaos.

Sans prévenir, ils nous chargèrent. Je vidais mon chargeur sur celui qui fonçait vers moi mais cela le ralentit à peine. Avant que j'ai pu finir de recharger, il était sur moi. J'esquivais le coup qu'il me portait d'une de ses pattes griffues et décidais de prendre la tangente. Je courais aussi vite que possible, en tentant de recharger mon arme. Mais, il surgit soudainement devant moi. Il était bien plus rapide que moi et s'amusait comme un chat le fait avec une souris. J'étais sa proie et il comptait bien me le faire savoir. Soudain, j'entendis le clic signifiant que mon arme était rechargée. Je lui tirais dessus à bout portant. Cette fois-ci, il recula sous la force des impacts et un sang verdâtre jaillit de ses blessures. Mais, cela ne fit qu'amplifier sa rage. Il me fonça dessus et me chargea, tel un rhinox sauvage. Sous la force du coup, je fus projeté en arrière et je lâchais mon arme. Le contact avec le sol fut rude et je sentis que deux de mes cotes s'étaient brisées sous l'impact. L'instant suivant, le monstre était au dessus de moi. Je sentais son haleine fétide et de la bave, coulant de sa bouche, arrosait mon manteau. Il leva sa patte, les griffes tournées vers moi pour m'achever.

Une lame apparut alors au milieu de son torse et traça un sillon sanglant afin de lui découper l'abdomen. Il hurla violemment avant de s'effondrer sur le sol, enfin mort. Je me relevais difficilement pour faire face à Illyan.

« - Merci, dis-je
- De rien, répondit-elle d'une voix fluette, mais je crois que tu vas devoir continuer sans moi. »

Je remarquais alors la pâleur de son teint et baissant les yeux, je vis la tâche de son sang qui s'agrandissait sur son ventre. Elle se laissa alors tomber et je la retins in-extremis. Se tournant vers moi, elle articula difficilement.

« - Je n'ai pas réussi à éviter la balle du sergent.
- Ne parle pas ! Tout va bien se passer ! Je vais te ramener en ville !
- Rick...
- Oui ?
- Je crois que je t'aime...
- Moi aussi, Illyan... »

Elle n'entendit pas cette dernière phrase. Ses yeux s'étaient fermés. Je ne pus alors retenir un cri de douleur qui emplit le vide du désert.

-----------------------------------

Grâce à un argumentaire convaincant, basé essentiellement sur le fait que je braquais un pistolet sur sa tempe, le conducteur de la chimère nous ramena en un temps record à Lythius Prime. Arrivé devant l'hôpital, je portais Illyan à l'intérieur et réclamais le Dr Maison. Celui-ci ne posa aucune question et prit en charge la jeune femme rapidement. Après qu'elle eut disparu en salle d'opération, je me laissais choir sur une chaise jusqu'à ce qu'un médecin de l'équipe du Dr Maison vienne me prendre en charge.

Après qu'on eut soigné mes blessures, je me retrouvais dans une chambre, alité. C'est là que Kaiserstein vint me trouver. Je lui racontais brièvement les faits. Il écouta en silence, d'un air grave. Alors qu'il quittait la chambre pour aller mettre Millepoix aux arrêts, je l’interpellais :

« - Inquisiteur !
- Oui, Rick ?
- Vous m'avez demandé un jour pourquoi j'ai déserté.
- Je m'en rappelle, oui...
- Eh bien, c'est à cause de choses comme ça... »

Après m'avoir jeté un regard grave, il sortit sans faire de commentaires. Je me rallongeais, il ne me restait qu'une chose à faire : attendre...
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeJeu 21 Nov - 12:25

Chapitre XXII



Moi qui rêvais de repos et de vacances, je supportais très mal de me retrouver inactif dans un lit d'hôpital. J'avais passé la nuit à faire des cauchemars où je revoyais mes anciens amis de la garde Jason et Seb sous la forme de fantômes qui me regardaient sans rien dire avec un air de reproche appuyé. Ils ne répondaient pas quand je leur adressais la parole mais s'écartaient pour me laisser voir Illyan allongée dans un cercueil de verre. Je tentais alors de m'approcher mais plus j'avançais plus elle s'éloignait. Je me réveillais alors en sursaut dans mon lit, trempé de sueur et essoufflé.

C'est donc bien éveillé quoique fatigué qu'Athanaëlle me trouva. Elle m'expliqua alors que le Seigneur Inquisiteur l'avait envoyée pour prendre des nouvelles de ma santé et pour m'informer des derniers développements de l'enquête.

Millepoix avait été arrêté et placé en cellule. Il avait nié tout commerce avec le Chaos mais s'était laissé amené en prison, tout en clamant son innocence. Les interrogatoires qu'avait mené Kaiserstein s'étaient révélés infructueux jusqu'à maintenant mais l'Inquisiteur avait prévu de passer à des méthodes plus « musclées » dès le lendemain.

En attendant, il était en train d'organiser une expédition pour l'hémisphère Nord avec le colonel De Laplace et le commissaire Blinger. Il voulait savoir si je pensais pouvoir être en état de les accompagner deux jours plus tard. Je répondais bien évidemment par l'affirmative. La vengeance et la haine me porteraient, malgré la douleur.

Je posais alors la question qui me brûlait les lèvres depuis la veille :

« - Comment va Illyan ?
- Je ne sais pas, je dois aller voir le Docteur Maison juste après...
- Je viens avec vous.
- Vous ne devriez pas... Vous n'étes pas...
- Tout va bien ! Rester ici à attendre ne peut qu'aggraver mon cas ! »

Je me levais d'autorité et serrais les dents à cause de la douleur mais je restais ferme. Athanaëlle eut l'air gênée. Je réalisais alors que je portais une de ces chemises de nuit d'hôpital qui cachent ce qui inutile de l'être pour montrer ce qui devrait l'être. Je me dépêchais alors d'enfiler mon pantalon en me disant qu'il fallait que j'arrête d'apparaître nu devant les femmes du groupe sous peine de voir ma réputation baisser quelque peu.

Nous partîmes alors à la recherche du Docteur Maison. Nous le trouvâmes dans son bureau entouré de son équipe composée de deux hommes et une femme. C'est cette dernière qui m'avait pris en charge lors de notre arrivée. Je me souvenais d'une jeune femme sympathique et douce répondant au nom d'Alysson Cameroune. Maison faisait son show, apparemment occupé à résoudre un cas compliqué.

« - Alors Chasse et Forthomme, vous n'avez pas une idée ?
- Pourquoi nous et pas Cameroune ? Demanda un des deux médecins dont la peau était noire.
- Parce qu'elle s'est occupée d'un de mes meilleurs clients il y a peu, répondit Maison en me jetant un regard.
- Je pense que cela peut être un lupus, intervint l'autre médecin dont la coiffure semblait réalisée au fer à souder.
- Ce n'est pas un lupus, ce n'est jamais un lupus ! Bien essayé Chasse, vous aurez un susucre...
- C'est peut être une hyperalgie, intervint Forthomme
- Il est malade, MALADE, M. A. L. A. D. E., ce ne peut pas être une hyperalgie.
- C'est peut être une hémiparésie.
- Je dirais plutôt une hémiplégie.
- Ah cruel dilemme... Qui a raison Chasse ou Forthomme ? Et comment on peut savoir ce que c'est ?
- On peut faire les tests pour les deux maladies...
- Voyons, Chasse, nous n'avons pas des budgets illimités... Comment savoir sans avoir à faire deux batteries de tests ?
- L'hémiplégie provoque des troubles visuels, c'était Athanaëlle qui parlait, il suffit de tester la vision du patient. Si c'est positif, vérifiez l'hémiplégie, si c'est négatif, l'hémiparésie...
- Eh bien voilà, reprit Maison à l'adresse de son équipe. Faites ce qu'a dit la dame et revenez me voir avec la réponse. »

Il se tourna alors vers Athanaëlle.

« - Vous ne chercheriez pas du travail par hasard ?
- J'ai peur que mon ordre ne soit pas d'accord, Docteur.
- Oh, une Sœur ! J'ai toujours rêvé d'en voir une. C'est vrai que vous ne portez rien sous votre aube ?
- Non, c'est faux, je porte un pistolet Bolter et je serais heureux de vous montrer comment je m'en sers...
- Arrêtez, vous me donnez des frissons dans tout le corps, reprit le médecin joignant le geste à la parole. Sinon, vous, il me désigna de la pointe de sa canne, vous devriez être dans votre lit à vous reposer. Si vous vous faites mal, le travail de mes sous-fifres n'aura servi à rien et je n'aime pas gâcher leur temps.
- Nous sommes venus prendre des nouvelles de notre amie, répondis-je.
- Ah... Et bien, nous avons réussi à soigner le saturnisme mais elle est toujours dans le coma.
- Le saturnisme ? Demandais-je
- C'est un excès de plomb dans le corps, me répondit Athanaëlle.
- D'accord, je ravalais ma fureur pour poser la question qui m'importait. Et quand se réveillera-t elle ?
- Eh bien, reprit Maison, je ne sais pas. Peut être est-elle réveillée maintenant ou peut être demain ou peut-être jamais...
- Quoi !?!
- Oui, elle est dans un coma profond. Je n'ai jamais vu un tel truc. Elle présente tous les signes du sommeil. Elle a des mouvements oculaires rapides et une activité corticale intense comme si elle...
- ... rêvait, finit Athanaëlle.
- Oui mais elle doit faire un rêve passionnant, reprit le médecin d'un air dubitatif, car cela fait plus de 24 heures qu'elle rêve et son activité corticale traverse le plafond. Même éveillée elle ne devrait pas avoir de tels chiffres.
- Alors, elle doit être proche de l'éveil, demandais-je avec espoir...
- Eh bien, non... Après des recherches poussée, j'ai découvert un seul cas similaire connu. Le patient présente des symptômes proches.
- Et il s'est réveillé ?
- Non, il est ainsi depuis 10 000 ans...
- Vous ne parlez tout de même pas de... l'Empeureur ?
- Si... Tout ce que je peux dire pour vous consoler, fit Maison avec un sourire triste, c'est que votre amie a une affection de grand homme... »

Ne pouvant plus tenir, je sortais de la pièce en trombe. J'entendis juste le Docteur Maison dire dans mon dos.

« - Eh bien, apparemment, je suis toujours aussi peu doué pour consoler les gens... »

-----------------------------------

Je levais mon verre et le buvais d'une traite. Ce devait être le dixième ou le onzième. J'avais, de toutes façons, perdu le fil. Quoiqu'il en soit, j'avais assez d'argent pour me payer de l'alcool au point de tomber plusieurs fois dans le coma et peut être ainsi rejoindre Illyan.

Je commandais un autre verre. Le bar était pourri mais je n'en avais cure. J'étais entré dans le premier rade que j'avais trouvé et avais décidé d'épuiser ses réserves d'alcool. Mais, j'avais de la concurrence.

A côté de moi, se tenait un soldat des FDP. Il buvait presque autant que moi. Au bout d'un moment, il se tourna vers moi et m'adressa la parole.

« - Tu bois à cause de quoi, toi ?
- A cause de la femme de ma vie.
- Ah ouais, ça c'est une bonne raison... Moi, je bois pour mon colonel. Il a été emprisonné aujourd'hui.
- Je sais, c'est moi qui l'ai fait arrêté.
- Je devrais te mettre mon poing dans la figure mais je suis trop saoul pour ça... Tu as eu tort mon gars, c'était quelqu'un de bien le colonel. Pas très avenant comme ça mais il aurait tout fait pour défendre la planète...
- Attends... Mon instinct venait de me titiller à travers les brumes d'alcool qui obscurcissaient mon cerveau. C'est quoi ce tatouage que tu as sur le poignet ?
- Ça ? C'est le symbole des FDP. Toutes les recrues le reçoivent le jour de leur incorporation. Pourquoi ? Tu veux te faire tatouer quelque chose ? »

Sa dernière phrase était restée en suspens dans l'air. En effet, j'étais déjà à la porte du bar.

-----------------------------------

« - Maison ! Je veux voir le Docteur Maison ! Vite ou je casse tout !
- Gurod ! Encore vous ? Pourquoi vous sentez vous obligé de crier mon nom dans le hall à chaque fois que vous venez ici. »

Le Docteur fit signe à la sécurité de l'hôpital que tout allait bien et s'approcha de moi.

« - Je suis désolé, Gurod, votre amie ne s'est toujours pas réveillée. Mais dites moi, vous en tenez une bonne vous...
- Dites moi, Docteur, c'est vous qui avez autopsié les corps que j'ai ramené ? Je suis sûr que vous n'avez pas pu résister à l'envie d'autopsier un mutant...
- Hem... Oui mais suivez moi, nous allons discuter dans un endroit plus discret... »

Je le suivais dans une salle d'examen. Il ferma la porte précautionneusement puis se tourna vers moi.

« - Oui, je l'ai fait. C'était passionnant. Vous pouvez m'arrêter pour ça mais je vous préviens, je suis armé. »

Il brandit alors sa canne.

« - Et je sais m'en servir...
- Je m'en fous du mutant ! Vous avez étudié le soldat qui avait encore une forme humaine ?
- Oui... »

Le doute se lisait sur son visage.

« - Est ce que vous vous rappelez s'il avait un tatouage au niveau du poignet ?
- Il avait la peau d'un bébé à cet endroit. Pourquoi ?
- Vous êtes sûr ?
- Oui, je n'oublies jamais un détail. Maintenant, vous allez me dire ce que... Eh ! Vous n'en avez pas marre de partir au milieu d'une phrase !!! »

Je ne prêtais pas attention à ce qu'il disait, j'étais déjà en route pour venger Illyan. J'avais étrangement décuvé en entendant Maison.

La patrouille ne faisait pas parti des FDP mais du IIIème Foror. DeLaplace, espèce d'enflure ! Il avait organisé les choses pour faire accuser Millepoix. Je savais que c'était ce cull pincé d'aristo ! Quand il passera au peloton d'exécution, je serais à l'autre bout du fusil !

-----------------------------------

Je pénétrais en trombe dans la salle de réunion. Kaiserstein me jeta un regard étonné. De Laplace et Blinger semblaient offusqués de mon intrusion.

« - Je dois vous parler de toute urgence, Seigneur Inquisiteur...
- Bien, Rick, je pense que cela doit être important pour que vous nous interrompiez en pleine réunion. »

Je m'approchais de lui et lui chuchotais à l'oreille. Je lui résumais mes découvertes. Ses yeux s'agrandirent en entendant mes révélations. Il se leva alors. Il était impressionnant, la colère semblant décupler sa puissance.

« - De Laplace ! Vous êtes un immonde traître, doublé d'un manipulateur. Vous allez devoir en répondre devant l'Inquisition.
- Quoi ? Mais... Que ? »

Le colonel avait blanchi d'effroi. Il ne savait plus quoi dire.

Je vis alors Blinger lever sa main de sous la table. Je plongeais sur l'Inquisiteur au moment où le commissaire faisait feu de son arme. Alors que nous nous écroulions, je réalisais que Kaiserstein avait reçu une balle en sentant la chaleur de son sang qui me coulait dessus.

Sans prendre le temps de vérifier l'état de l'Inquisiteur, je m'abritait derrière une table et dégainais. En sortant de mon couvert, je vis De Laplace et Blinger se ruer vers la sortie. Je tirais alors, vidant ma rage à travers mon arme. Je touchais le colonel par deux fois. Il s'écroula au sol. Je m'élançais alors pour poursuivre le commissaire.

Les deux gardes postés à l'entrée firent irruption dans la pièce et vidèrent leur chargeur dans ma direction. Je m'abritais comme je pouvais derrière un vieux fauteuil en chêne. Mais la rage était trop forte. Je me ruais alors hors de mon couvert et plaçais deux balles dans la tête du premier garde. Avant que le deuxième ne puisse faire quoique ce soit, j'étais sur lui. Je lui portais un formidable coup d'épaule qui l'envoya voler contre un mur. Même si j'entendis distinctement sa nuque se briser, pour plus de prudence, je lui mettais une balle dans la tête.

A ce moment, je reconnus le bruit d'un antigrav qui quittait la plate-forme d'appontage de la base. Je vis, à travers la baie vitrée, le véhicule, marqué de l'insigne du IIIéme Foror, s'envoler. Blinger m'avait échappé pour l'instant mais il me restait De Laplace.

Je m'approchais du corps du colonel. Il vivait encore mais était bien amoché. L'un de mes tirs lui avait fait exploser le genoux. Le deuxième l'avait atteint au niveau de la colonne. Il devait souffrir mille morts mais je n'en avais cure. Posant mon genoux sur son dos en bouillie, je le saisissais par les cheveux et ramenais sa tête en arrière de manière à pouvoir poser mon pistolet sur sa tempe. Il poussa un hurlement de douleur.

« - Parle fils de chienne et je mettrais fin à tes souffrances rapidement. A moins que tu ne préfères mourir à petit feu.
- Aaaaaaaah !!! Oui, je dirais tout. Mais par pitié, arrêtez d'appuyer sur mon dos...
- Plus vite tu parleras, plus vite tu ne sentiras plus aucune douleur.
- C'est Blinger qui dirige les opérations, siffla-t-il entre deux râles... Il m'a manipulé. Une de nos patrouilles a trouvé un artefact chaotique. Il m'a convaincu que nous pouvions l'utiliser pour notre propre compte. Nous avons donc entrepris de le déterrer en secret.
- Quel est cet artefact ?
- C'est une épée chargée de puissance... Je pense qu'elle contient des énergies inhumaines. Avec cela, nous pourrions repousser les assauts du chaos.
- Pauvre fou ! C'est ainsi que le chaos se répand... »

J'avais assez d'informations et De Laplace semblait de plus en plus faible. Je ne voulais pas le laisser mourir. Je devais le tuer. Je me relevais, pointant mon arme vers sa tête.

« - Pour Illyan, dis-je »

J'appuyais alors sur la gâchette. Alors que je crachais à terre de dégoût, j'entendis la voix de Kaiserstein dans mon dos.

« - Beau travail, Rick »

L'Inquisiteur s'était relevé. Il tenait son bras été touché par le tir du commissaire. Je répondis avec amertume.

« - Si j'avais fait du bon travail, Illyan serait là. »

Le regard de Kaiserstein fit le tour de la pièce. Après un instant, il me dit.

« - Vous avez changé Rick, votre regard est... plus dur...
- Quand on cherche à changer le monde, c'est lui qui nous change... »

Les alarmes de la ville se mirent alors à sonner toutes en même temps.
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeJeu 21 Nov - 22:44

Chapitre XXIII




Le siège durait déjà depuis trois semaines.

Au moment où les alarmes de la ville avaient commencé à sonner, l'ensemble de la ville s'était mise en position de combat. Ayant eu par le passé à subir les assauts réguliers des forces chaotiques, les habitants et les forces armées de défense de Lythus Prime avaient rejoint en quelques minutes les postes qui leur avaient été assignés de longue date. Grâce à cela, un premier assaut ennemi avait pu être repoussé au bout de la première journée. Les combats avaient été âpres mais les FDP, soutenues par un groupe de travailleurs pris au milieu des combats et qui n'avaient eu d'autre choix que de combattre ou mourir, avaient offert une défense acharnée.

Au soir du premier jour de combat, Kaiserstein nous avait réuni dans le poste de commandement de la ville.

L'ensemble de l'équipe était là, sans Illyan bien sûr. L'inquisiteur n'était pas encore arrivé. Les hauts gradés des FDP étaient présents. Il y avait aussi les représentants des principales guildes de la ville, parmi lesquels je reconnus Hector Villius, le père du tueur que nous avions traqué et abattu. La morgue qu'affichait son visage me surprit au vu des actes de son fils.

Il y avait aussi un représentant de l'Adeptus Mechanicus et un du Ministrorum. Tous les représentants des guildes parlaient en même temps et adressaient des reproches aux FDP. Cela créait un brouhaha assourdissant dans la pièce. Les personnes présentes tentaient de cacher leur terreur derrière la colère et le reproche.

Les prêtres de l'Ecclésiarchie et du Mechanicus, eux, restaient silencieux. Leur foi leur servait sûrement de bouclier face aux assauts de la peur. Les membres de la suite et moi passions inaperçus. Les hauts dignitaires devaient nous prendre pour des meubles ou quelque chose en approchant.

Au bout d'un certain temps qui me parut une éternité, Kaisertstein fit son entrée accompagné du colonel Millepoix. Celui-ci semblait fatigué mais affichait un air de soulagement. Pour ce militaire de carrière, dévoué à l'Empereur, le déshonneur était sûrement pire que la mort.

Les représentants des guildes, trop occupés à se plaindre, ne les remarquèrent pas tout de suite. Mais Kaiserstein prit la parole. Sa présence était impressionnante quand il le voulait et je le soupçonnais d'utiliser à ces moments là ses pouvoirs psychiques.

« - Messieurs et mesdames, bonsoir ! »

Le temps d'un battement de cœur, le silence se fit dans la pièce. Tous savaient ce qu'est un Inquisiteur et ce dont il est capable. Je ressentis un frisson de terreur parcourir la salle. C'était étonnant de voir comment la peur associé à la fonction de Kaiserstein pouvait surpasser en intensité la peur de voir leur ville rayée de la carte. Après avoir laissé un moment sa présence faire effet, l'Inquisiteur reprit la parole.

« - Je suis le Seigneur Inquisiteur Kaiserstein. Je suis venu à la demande du colonel Millepoix pour enquêter sur des événements inquiétants. Ses soupçons se sont révélés exacts et nous avons découvert que votre planète héberge un culte chaotique qui a contaminé la Garde Impériale en charge de la protection de la planète. »

L'assemblée poussa des cris de surprise et d'effroi à l'écoute de cette nouvelle. Un représentant d'une guilde de mineurs s'avança alors et interpella l'Inquisiteur. Je fus plutôt impressionné par son courage même si je me dis en mon fort intérieur qu'il était déjà mort.

« - Et vous ne l'avez pas arrêté ? Je croyais que l'Inquisition était infaillible. »

Le regard que lui jeta Kaiserstein le fit reculer de deux pas. L'Inquisiteur semblait avoir grandi de quelques centimètres et il me sembla voir de l'énergie pure émaner de lui. Je me rappelais que chaque fois que je l'avais vu comme ça, cela débouchait sur la mort violente de quelqu'un. La voix avec laquelle il parla alors, semblait être celle de l'Empereur lui même.

« - Voilà des paroles à la limite de l'hérésie que je pourrais associer à une volonté de saper le moral des personnes présentes. Mais je vais tout de même vous répondre. Notre attention a été quelque peu détournée par une affaire annexe, son regard se posa sur Hector Villius qui avait perdu toute sa morgue et qui se recroquevilla sur lui même. Cela nous a empêché d'arrêter le processus à temps. Mais, une fois le bon fil trouvé, j'ai pu tirer dessus et reconstituer toute la pelote. Mon savant ici présent a d'ailleurs découvert que nos ennemis ont été aidés par une guilde de mineur pour mener leurs excavations. »

Le représentant trop bavard blanchit en entendant ces paroles. Avant qu'il ne puisse dire un mot, Kaiserstein était sur lui. Celui-ci se saisit du rebord de sa veste et en lui portant un coup derrière la jambe, le fit se mettre à genoux. Soudain, un pistolet apparut dans sa main et il le pointa sur la tempe du représentant.

« - Je reviens tout juste de chez vous. Nous avons trouvé des dossiers intéressants. Nous avons ensuite traité par le feu la menace que représente votre guilde. Je vais maintenant finir le travail en vous apportant le châtiment que vous méritez. »

Le traître ouvrit la bouche mais une balle éparpilla son idée et toutes celles qu'il pouvait avoir en tête. Lorsque son corps sans vie toucha le sol, les représentants des guildes avaient tous reculé. Un espace s'était créé. Nul ne semblait prêt à intervenir à nouveau. Kaiserstein fit le tour de l'assemblée du regard avant de se tourner vers Millepoix.

« - Colonel, pouvez vous me dire combien de temps nous pouvons espérer tenir ? »

Millepoix observa quelques instants la carte tactique avant de répondre.

« - L'avantage est que nous avons une idée précise des forces ennemis. Je dirais que nous pouvons tenir au mieux un mois. Mais, tout dépendra de la volonté de l'Empereur.
Bien, merci, Colonel. Je vais envoyer un appel télépathique. Espérons que nous obtiendrons de l'aide à temps. Voyons maintenant l'organisation de la défense. »

-----------------------------------

Les trois semaines qui suivirent ne furent que combat. Les journées étaient rythmées par les attaques des traîtres. Les nuits par les bombardements des Maraudeurs. Plusieurs quartiers n'étaient plus que ruines.

Les combats étaient violents et chacun luttait dans la cité pour sa survie et pour la survie de tous. A la fureur au combat de nos ennemis, les FDP de Lythius opposait un stoïcisme à toute épreuve et une obstination sans limite.

La première semaine de combat avait vu tomber les lignes de défenses avancées de la ville. Les banlieues de la cité avaient été rapidement envahies. Mais les soldats et les civils s'étaient engagés dans une guérilla urbaine, harcelant l'ennemi à chaque coin de rue. Au prix de nombreux sacrifices, ils avaient pu retenir l'avancée de l'armée ennemi pendant toute une semaine mais ils avaient fini par succomber ou reculer pour se mettre à l'abri des remparts délimitant le cœur de la ville.

Au cours de la deuxième semaine, une usine de produits chimiques avait été frappée lors d'une nuit de bombardement. Le quartier qui l'entourait fut la proie des flammes pendant trois jours. Des ouvriers avaient été enrôlés pour abattre le plus d'immeubles possible afin de contenir l'incendie dans le quartier. Ils avaient réussi l'impossible mais l'air dans toute la cité transportait encore des cendres et de la fumée pendant des jours et des jours.

Maintenant, la bataille avait évolué en un siège. Nous résistions derrière les épais remparts intérieurs de la cité mais tous savaient que ce n'était qu'une question de temps avant que nous ne soyons submergés.

J'avais demandé, dès le départ, à rejoindre les combats. Devant ma détermination, Kaserstein avait accepté et j'avais rejoint une unité de vétérans des FDP.

C'était des soldats aguerris et efficaces. Ils avaient semblé ennuyés de me voir arriver. Je les comprenais. Voir un civil rejoindre une troupe d'élite m'aurait fait sortir de mes gonds du temps où je faisais partie de la Garde. Mais, porté par une envie de vengeance pour Illyan, je me battais comme je ne m'étais jamais battu avant.

La rage me donnait des ailes mais je gardais en permanence un esprit clair devant des situations qui m'auraient paru insurmontables en temps normal. Je me demandais presque si l'Empereur n'avait pas insufflé un peu de sa force en moi. Après m'avoir vu accomplir quelques exploits sur le champ de bataille et m'avoir entendu raconter mon expérience passée sur Armaggedon autour des feux de camp, mes compagnons de combat me regardaient d'un autre œil.

Je garde en mémoire ces héros ordinaires avec qui nous avons accompli des actes extraordinaires. Il y avait le Sergent Stone qui portait si bien son nom puisqu'il était d'un stoïcisme à toute épreuve. Il y avait John, qui portait le lance-plasma de l'équipe, Silver, le porteur du fuseur, les fréres Brian et Lian qui étaient en charge du lance missile, Mika, le radio, Lucas et Gil qui n'avaient pas leur pareil pour jouer les éclaireurs et enfin, l'inquiétant Fiz qui portait une attention assez malsaine à son lance-flammes mais qui était d'une efficacité redoutable avec. En l'espace de trois semaines, nous avions établi des relations dépassant l'amitié. Nous étions des frères d'arme.

La porte nord de la cité tomba le dernier jour de la troisième semaine. J'étais sur place à ce moment là. Voir une porte de plusieurs centaines de tonnes tomber est un souvenir dont je ne me déferais jamais.

Elle avait encaissé un nombre incroyable de coups pendant les jours précédents. Mais, elle finit par recevoir le coup de trop. Après avoir émis un bruit déchirant, elle tomba dans un silence de mort. Toutes les personnes présentes restèrent figées sur place et se turent durant une minute entière, abasourdies. La chute de cette porte signifiait la fin du siège, la fin de la cité.

Enfin, l'ennemi arriva et ce fut l'enfer...

Nous abattîmes des dizaines d'ennemis mais il en venait toujours plus. Après plusieurs heures à tenir devant la porte, nous fûmes obligés de reculer. Nous finîmes par entrer dans un bâtiment et je tombais alors face à face avec Athanaëlle. Elle portait une armure énergétique, un pistolet Bolter et une épée tronçonneuse. Derrière elle, je découvris un hôpital de campagne. La salle contenait une quarantaine de lits. Ce n'était pas suffisant et une dizaine de blessés étaient couchés sur des paillasses à même le sol. Je m'adressais alors à Athanëlle.

« - Il faut que vous partiez, l'ennemi arrive.
- C'est hors de question. Certains de ces hommes ne peuvent être déplacés. Je resterais à les défendre.
- Mais...
- Ce n'est pas la peine de discuter... »

Derrière elle, des soldats couverts de bandages s'étaient levés et avaient ramassé leurs armes. Alors que je m'apprêtais à répondre, une rafale fit voler une vitre en éclat. Fiz qui se trouvait devant s'écroula, touché en pleine tête. Athanaëlle s'avança vers lui et prit son pouls. Après avoir fait un signe de dénégation de la tête, elle ramassa le lance-flamme et se tourna vers nous.

« - Allons nous battre... »

-----------------------------------

Nous défendîmes l'hôpital pendant toute l'après midi. Les combats durèrent des heures. Athanaëlle était à la pointe des combats et dressait un réel mur de flamme devant l'ennemi. Je vidais chargeur sur chargeur. Nous étions à un contre trois mais nous bénéficions d'une position retranchée. Nous réussîmes à repousser l'ennemi. J'appris par la suite que notre position était particulièrement avancée par rapport à l'avancée de l'armée adverse qui avait progressé en deux langues de chaque côté de l'hôpital de campagne. Nous étions comme un coin dans la ligne adverse et nous la ralentissions.

A la tombée de la nuit, l'ennemi reflua en dehors de la ville. L'assaut avait été violent mais une contre-attaque efficace avait permis de le repousser.

Alors que les ennemis tournaient les talons, je vis Athanaëlle s'écrouler. Elle avait passé plus de deux heures à se battre à l'épée, une fois ses munitions épuisées et elle avait tenu la ligne quasiment à elle seule. Je m'agenouillais à côté d'elle et appuyais sa tête sur mes genoux. Je remarquais alors le trou aux contours brûlés dans son armure juste au niveau de son foie. Elle s'était fait un bandage de fortune avec un bout de sa cape mais celui-ci était imbibé de sang. Elle avait du continuer à se battre pendant plusieurs heures avec sa blessure.

« - Je vais rejoindre l'Empereur, dit-elle avec une voix faible.
- Ne dis pas de bêtises, ce n'est rien, on va te soigner.
- Ça ne sert à rien d'essayer de me mentir, Rick, je m'y connais mieux que toi en terme de médecine. On les a repoussé ?
- Oui, c'est bon, ils ont reculé... Tu t'es battue comme une tigresse...
- Je n'ai pas toujours été une sœur hospitalière... Prends soin des blessés, Rick.
- Je te le promets.
- Merci... »

Ce fut son dernier mot. Je lui fermais les yeux avec respect et récitais une prière pour son âme. Le Sergent Stone me mit la main sur l'épaule et me dit.

« - Tu la connaissais ?
- Oui, nous servions le même Maître.
- Je suis fier d'avoir rencontré une vraie sainte...
- Moi aussi... »

Je m'assurais que les blessés soient emmenés en lieu sûr puis je prenais du repos. Selon toutes vraisemblances, l'ennemi reprendrait son assaut le lendemain et avait maintenant un pied dans la place. Il serait bientôt impossible de le repousser.

-----------------------------------

Les faits du lendemain confirmèrent mes craintes. L'assaut de l'ennemi enfonça nos défenses. Une masse de soldats en uniforme rutilants nous submergeait.

Mon escouade et moi restâmes en arrière pour permettre aux autres de reculer et de se réorganiser.

Le premier à mourir fut Gil qui fut fauché par un tir de laser.

Silver succomba alors qu'il détruisait une chimère au fuseur. Celle-ci explosa et il fut atteint par un morceau de métal qui le coupa littéralement en deux.

Les deux frères Lian et Brian disparurent dans une langue de feu lorsqu'une grenade atterrit dans la réserve de munitions de leur lance-missiles.

John ne fut pas tué par l'ennemi. Ce fut son lance-plasma qui surchauffa et lui explosa au visage, emportant avec lui trois ennemis proches.

Lucas et Mikka furent emportés par un tir de lance-missiles.

Il ne restait que le sergent Stone et moi quand une escouade de gardes renégats nous chargea.

A deux contre dix, nous n'avions aucune chance mais nous nous battions avec la force du désespoir. Le Sergent emporta deux ennemis avant de succomber sous le nombre. Je venais d'abattre un adversaire quand Stone tomba au sol. Je me retrouvais seul face à sept ennemis.

Le sergent de l'escouade de traître leva son pistolet Bolter et je vis ma dernière heure arriver. Soudain, un point rouge apparut au centre de son front et il s'effondra. J'entendis alors le bruit caractéristique d'un Bolter lourd qui s'enclenche. Je me jetais à terre juste à temps pour éviter les rafales de l'arme puissante qui élimina trois ennemis en l'espace d'une seconde. Les trois survivants tournèrent les talons mais s'effondrèrent au bout de quelques pas. Je n'entendis pas les coups partir mais je vis les impacts dans leur dos. Des snipers... Je ne me souvenais pas en avoir vu au sein des FDP.

Je me relevais prudemment et cherchais du regard mes sauveurs mais je ne vis rien. Je m'avançais prudemment dans la direction d'où semblaient provenir les tirs. Alors que je passais un mur à moitié effondré, une main me couvrit la bouche et une autre me ceintura. Je me sentis tiré en arrière sans que je ne puisse faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeJeu 21 Nov - 22:47

Chapitre XXIV



Je me retrouvais nez à nez ou plutôt nez à torse avec un géant qui faisait facilement une tête de plus que moi et qui me recouvrait tout le bas du visage avec sa main gigantesque. Je levais la tête. Il mit un doigt devant sa bouche pour me signifier de rester silencieux. Je hochais la tête en signe d'assentiment. Il ôta alors sa main de mon visage et me fit signe de le suivre.

Il avançait rapidement dans les ruines et je me demandais comment un gars aussi grand pouvait se mouvoir aussi agilement et aussi silencieusement. Il portait une armure noire et turquoise, une cape de camouflage était jetée sur son épaule et il tenait un fusil de sniper que je ne pensais pas être capable de soulever au vu de sa taille. Après la surprise passée, les neurones de mon cerveau se remirent à fonctionner et je me rendis compte de qui j'étais en train de suivre : un Scout Space Marine. L'Empereur soit loué ! Nous étions sauvés. Un sentiment d'allégresse emplit mon cœur.

Au bout d'une ou deux minutes, le Space Marine stoppa sa course. Il tapa sur l'écouteur de son micro trois fois puis s'avança dans un bâtiment à moitié détruit. Je le suivais et me retrouvais entouré de cinq Space Marines. J'avais déjà entraperçu des membres de l'Adeptus Astartes par le passé. De temps en temps, un de ses membres venait apporter une aide tactique à nos officiers. Il m'était même arrivé de voir des modules d'atterrissage descendre dans le ciel d'Armaggedon pour frapper en avant de nos ligne les points stratégiques des Orks mais je n'avais jamais vu de Space Marine d'aussi près. Et cinq en plus ! Je me sentais minuscule devant ces surhommes et un respect me saisit devant ces guerriers surhumains.

Le Scout qui m'avait amené là prit la parole.

« - Je suis le Sergent Scout Liu Vintar du chapitre des Lunar Wings. Identifiez vous !
- Je m'appelle Rick Gurod, ancien Sergent vétéran du 117éme Fuvelan et maintenant sous les ordres du Seigneur Inquisiteur Kaiserstein en mission sur cette planète.
- Vous servez le Seigneur Kaiserstein ? Nous avons capté le message qu'il a envoyé et nous avons redirigé notre route pour venir à votre secours. Savez vous où il se trouve ? Nous n'arrivons pas à le contacter.
- Eh bien, je ne sais pas où il est pour l'instant mais je peux vous donner l'indicatif pour le contacter par radio. En tout cas, ça me fait plaisir de vous voir ! L'Empereur serait venu en personne que ça ne m'aurait pas rassuré plus sur notre avenir...
- Négatif, l'Empereur ne viendra pas (note pour moi même : les Space Marines ignorent le second degré...). Donnez moi cet indicatif je vous prie.
- Oui, alors, c'est le 4.2.4.3.1.
- Bien, Guil ! Tentez d'entrer en contact avec le Seigneur Inquisiteur.
- Affirmatif, Sergent, répondit un des Scouts.
- Sergent Gurod, auriez vous l'obligeance de nous faire un point sur la situation tactique, reprit le Sergent Space Marine à mon endroit.
Bien sûr... »

Le Sergent Space Marines écouta attentivement mon résumé des derniers développements de la bataille tels que je les connaissais. Puis, il me demanda de rester fixe et me regarda comme s'il devait me photographier avec ses yeux. Et en effet, il me sembla entendre distinctement un clic.

« - Qu'est ce que... Demandais je surpris.
- Je viens de vous intégrer à ma mémoire. Vous êtes défini en tant qu'allié. Aucune des balles de mon unité ne pourront vous prendre pour cible.
- J'en suis content... Bon quand est-ce qu'on va botter les culs de ces fils de démons ?
- Je pense qu'il sera plus efficace de leur tirer dessus, répondit le Sergent.
- Euh... Je ne savais si sa phrase était au premier ou au second degré. Je voulais dire quand allons nous nous battre ?
- Dès que nous aurons repéré le Seigneur Inquisiteur.
- Eh bien, ça risque de prendre du temps... »

A ce moment là, le Scout chargé d'entrer en communication avec Kaiserstein revint vers nous.

« - Sergent, impossible d'entrer en contact avec le Seigneur Inquisiteur. La ligne est saturée. Il semblerait que des dispositifs de brouillage aient été mis en place.
- Qu'en est-il de nos propres radios ?
- Elles sont encore fonctionnelles, nous utilisons un spectre plus large. La réception est de trois sur cinq.
- Bien, il nous faut maintenant trouver le Seigneur Inquisiteur par nous même.
- Sergent... C'était un des scouts qui étaient restés en observation.
- Oui, Kye ?
- Je crois l'avoir trouvé. »

Je regardais dans la direction que le scout indiquait et faillis me décrocher la mâchoire.

Au loin, j'apercevais deux armées se faisant face. Les FDP de Lythius qui étaient retranchées derrière des barricades déchaînaient le feu de l'enfer sur les renégats qui progressaient sans prêter attention à leurs pertes.

Mais ce qui était impressionnant, c'était les meneurs des deux armées. D'un côté Kaiserstein se tenait debout au milieu des Gardes Impériaux qui l'entouraient et formaient une garde rapprochée, le protégeant au maximum. Son épée énergétique et son armure luisaient d'une lueur irréelle et sacrée.

En face, au sein de l'armée ennemie, un homme progressait lentement mais sûrement. Je reconnus le commissaire Blinger. Il portait une épée gigantesque. Mais ce qui était le plus surprenant, était la bulle d'énergie pure qui l'entourait. Elle brillait d'une lumière violette malfaisante. Je peinais à garder les yeux fixés sur cette chose ostensiblement mauvaise et qui changeait de couleur et de luminosité en permanence.

Vu que le commissaire progressait vers l'Inquisiteur, il ne fallait pas être un grand stratège pour deviner qu'ils allaient finir par se rencontrer. Et malgré tout le respect que je pouvais avoir pour les capacités martiales de Kaiserstein, je doutais qu'il puisse survivre à la confrontation. Le Sergent Space Marines enclencha sa radio et dit.

« - Ici, escouade Scout Delta. Procédure de débarquement demandée au point D5B3.
- Et ça prend longtemps cette procédure ? Demandais-je
- Dix à quinze minutes, me répondit le Sergent.
- Il faut qu'on aille les aider alors, sinon il n'y aura plus d'Inquisiteur à sauver. »

Le Sergent me regarda alors un instant puis il fit signe d'avancer à ses hommes. Nous allions tenter de sauver Kaiserstein à six. Mais, comme on dit, nous valions cinquante et un hommes...

------------------------------------

L'hôpital était en pleine effervescence. Les blessés arrivaient plus vite qu'ils ne pouvaient être soignés. Les médecins et les infirmières ne savaient où donner de la tête et travaillaient sans relâche depuis des semaines.

Le Docteur Maison n'avait pas dormi depuis... Il ne se rappelait pas quand il avait dormi pour la dernière fois. Il vivait en salle d'opération depuis deux semaines et n'avait pas une minute pour se poser. Il mangeait même en opérant. Il ne savait même pas si les blessés qui passait sur sa table survivaient à leur blessure. En effet, il n'avait pas le temps de faire un tour en réanimation. Heureusement pour lui, sinon il aurait fait un arrêt cardiaque en sachant ce qu'il était en train de se produire.

La chambre d'Illyan était calme. Sa pathologie particulière et la peur que le docteur Maison inspirait au personnel de l'hôpital avait dissuadé les infirmières de mettre d'autres malades dans la chambre. Pourtant, tous les couloirs de l'hôpital étaient encombrés de lits et de blessés.

Quand les appareils de surveillance se mirent à sonner, personne n'était là pour s'en rendre compte et pour venir s'occuper du sort de la jeune femme. Si quelqu'un était venu, il aurait eu la surprise de voir Illyan se lever.

L'infirmière chef Rosa Furin était un roc. Le personnel de l'hôpital était exténué. Les infirmières craquaient les une après les autres mais il suffisait qu'elles voient Rosa pour retrouver leur courage. Celle-ci ne comptait pas son temps. Elle semblait dotée du don d'ubiquité et était partout à la fois. Elle maintenait l'hôpital à flot quasiment à elle seule et resterait dans toutes les mémoires comme une héroïne. Mais pour le moment, elle marchait dans le couloir menant au service de réanimation pour faire sa visite du jour.

Elle eut alors la surprise de croiser une jeune femme uniquement vêtue de sa blouse d'hôpital qui s'avançait vers elle. Elle était belle et portait de long cheveux bruns. L'infirmière chef l’interpella.

« - Mademoiselle ! Mademoiselle, je ne suis pas sûr que vous soyez en état de vous lever. Vous devriez retourner dans votre lit. »

La jeune femme ne répondit même pas et passa devant elle sans même lui adresser un regard. Rosa allait s'élancer à sa suite pour la raccompagner à son lit quand le hululement d'une machine de surveillance se fit entendre. Un des blessés était en train de mourir. Elle se précipita en salle de réanimation et cette rencontre sortit de son esprit pendant plusieurs heures.

Ce n'est que bien plus tard qu'elle se rendit compte de ce qui lui avait échappé sur le moment : La jeune femme avait les yeux fermés quand elle l'avait rencontrée et elle flottait à quelques centimètres au dessus du sol.

----------------------------------

Nous progressions rapidement mais cela risquait de ne pas être suffisant. Les renégats avaient fini par charger les lignes des FDP et les combats avaient évolués en un corps à corps confus. Chacun se battait avec ce qu'il avait sous la main et tentait de prolonger sa vie de quelques secondes supplémentaires.

Blinger était à la pointe de l'attaque et chaque coup qu'il portait emportait plusieurs victimes à la fois que ce soit parmi les FDP ou les renégats. Il se dirigeait inexorablement vers Kaiserstein. Et même si les gardes loyaux tentaient de le ralentir, rien ne semblait pouvoir l'arrêter.

Les cinq Scouts Space Marines avaient rangé leur fusil dans leurs dos et avaient sorti leurs couteaux de combat. Ils étaient équipés d'une simple lame mais accomplissaient des prouesses avec. Les ennemis tombaient comme des mouches et nous nous enfoncions comme un coin dans les lignes chaotiques.

Mais nous allions arriver trop tard.

Les deux hommes se faisaient face. Le représentant de l'Empereur, auréolé de toute la sainteté à laquelle peut prétendre un serviteur du Saint Sauveur et le traître dont la malveillance, qui suintait de son corps, représentait la corruption qui le rongeait.

Le temps sembla suspendu un instant. De l'issue de ce duel dépendait la victoire ou la défaite. Des milliers d'hommes s'étaient affrontés pour la possession de la cité et de la planète mais tout reposait entre les mains de deux hommes.

Kaiserstein s'élança en avant, brandissant son épée dont l'aura s'intensifia encore. Il porta un coup terrible qui aurait pu couper un homme en deux. Mais son arme fut déviée au dernier moment par une force inconnue. Le renégat riposta et l'Inquisiteur ne dut son salut qu'à une esquive qui laissa passer l'arme démoniaque à quelques centimètres de sa gorge. Blinger porta trois autres coups rapides que Kaiserstein réussit à parer difficilement.

Ce dernier tenta une feinte qui déboucha sur un coup au torse. L'ancien commissaire para les coups avec facilité. Il se mouvait avec une vitesse phénoménale. L'Inquisiteur qui était un combattant exceptionnel semblait se battre au ralenti par rapport à son ennemi.

Après une passe d'arme trop rapide pour l'œil humain, le renégat toucha Kaiserstein à la jambe. Celui-ci tomba un genoux à terre mais réussit tout de même à parer le coup suivant. Blinger lui porta un coup de pied puissant qui le projeta au loin. Kaiserstein vola en l'air sur deux mètres et lâcha son épée en retombant lourdement sur le sol.

Il se releva tout de même pour faire face à l'ennemi. Celui-ci invoquait une puissance impie qui l'entourait d'éclairs. Il pointa son arme en avant et un éclair partit en direction de l'Inquisiteur qui n'était plus en état de se mouvoir. Sa mort semblait inévitable.

Au dernier moment, je plongeais et l'écartais du rayon mortel qui frappa deux gardes impériaux. Ceux-ci tombèrent en poussière. En se relevant, Kaiserstein me dit :

« - Vous m'avez encore sauvé Rick mais je crains que ce ne soit inutile. »

Comme pour appuyer ses dires, le renégat se tourna vers nous. Son visage se fendit d'un sourire malsain. Il nous dit avec une voix d'outre-tombe.

« - Pathétique Inquisiteur ! Tu refuses de mourir mais je vais m'employer à te montrer la puissance de cette arme et l'erreur que tu as commise en t'opposant à son utilisation. Prépare toi à souffrir ! »

Il tendit à nouveau son bras dans notre direction. Je m'apprêtais à rencontrer ma mort en me tenant droit et fier devant elle.

Mais elle ne vint pas...

Le visage du renégat exprima un étonnement soudain. Il baissa les yeux vers son torse. Celui-ci était percé de part en part. Un tir de plasma venait de le toucher.

Blinger poussa un cri mêlé de terreur et de rage. Il lâcha son épée qui se planta dans le sol puis s'effondra face contre terre.

Je prenais alors conscience des bruits qui nous entouraient. J'entendais le bruit de réacteurs puissants. Je levais la tête et vit plusieurs Thunderhawk qui volaient à basse altitude autour de nous. Des Space Marines à l'armure noire et turquoise sautaient des vaisseaux et plongeaient vers les escouades de renégats. Ils utilisaient leurs réacteurs dorsaux pour ralentir leur chute à quelques mètres du sol puis plongeaient avec rage au sein même des unités de renégats qui ne pouvaient riposter.

En quelques minutes, le cours de la bataille fut changé. Les gardes renégats tombaient sous les coups des Space Marines et commençaient à paniquer. Les FDP de Lythius poussaient des cris de victoire. La vue des Space Marines leur avait redonné espoir.

Un Space Marine richement équipé s'approcha de nous. Dans sa main, un pistolet plasma fumait encore et, sur son dos, son réacteur dorsal était encore chaud. Les Scouts qui nous entouraient se mirent au garde à vous. Le Space Marine salua Kaiserstein.

« - Bonjour, Seigneur Inquisiteur. Je suis le Capitaine Kel Ring. J'espère que nous arrivons à temps.
- Le timing était plutôt bon, en effet, Capitaine.
- Bien, je pense que le problème va être vite réglé.
- Oui, je loue votre efficacité et... »

Kaiserstein s'interrompit. En effet, l'épée du traître s'était mise à luire. Une boule incandescente s'éleva au dessus de l'arme maudite. Arrivée à un mètre du sol, elle se mit à grossir. Elle semblait s'étendre dans les trois dimensions mais aussi dans une quatrième. Cela est difficilement explicable mais j'avais l'impression qu'elle perforait le tissu de la réalité comme une cendre brûlante peut creuser un trou dans une couverture.

« - Par l'Empereur ! Qu'est ce donc que cela, demanda le Capitaine Space Marine.
- Capitaine, prévenez vos hommes, nous avons affaire à une faille Warp. Cette planète va subir sous peu une invasion démoniaque.
- Et nous ne pouvons empêcher cela ?
- Je n'ai sûrement pas les pouvoirs psychiques suffisants pour arrêter le processus.
- Peut être devrions nous nous éloigner, intervins-je. »

Il me semblait déjà pouvoir apercevoir des formes horribles et torturées apparaître au cœur de la faille. Elles semblaient impatientes de traverser la barrière de la réalité.

Mais derrière nous une rumeur se fit entendre. Je me retournais et un spectacle incroyable apparut devant moi. Les rangs des FDP se séparaient en deux. Ils s'écartaient devant une silhouette entourée d'une lumière éblouissante qui se rapprochait.

Enfin, je pus apercevoir distinctement la personne qui s'approchait et mon cœur rata plusieurs battements. C'était Illyan. La lumière qui la baignait rehaussait encore sa beauté, faisant flotter ses longs cheveux détachés tout autour d'elle, comme une auréole. Elle ne portait quasiment rien si ce n'est sa blouse d'hôpital d'un blanc immaculé qui cachait tout juste ses formes. Je me rendis soudain compte qu'elle flottait à quelques centimètres du sol et que ses yeux étaient fermés.

Instinctivement, je m'écartais de son chemin. Kaiserstein et le Capitaine Ring firent de même. La jeune femme s'avança vers la faille Warp. Elle s'arrêta à moins d'un mètre de l'anomalie et resta un instant à flotter devant elle.

Il régnait un silence religieux tout autour de nous. Les combats avaient cessé soudainement et même les renégats s'étaient figés en pleine action. Tout le monde attendait de voir ce qu'il allait se passer.

Alors, Illyan ouvrit les yeux.

Une lumière blanche nous aveugla. Lorsque je pus ouvrir à nouveau les yeux, je constatais que la faille Warp avait disparu. L'épée maudite était fendue en deux et avait rouillé à une vitesse incroyable, comme si elle avait vieilli de plusieurs siècles en quelques secondes. Mais ce qui retint mon attention était le corps blanc allongé sur le sol.

Alors que les FDP lançaient des cris de victoire et se congratulaient, je m'élançais vers Illyan et la prenait dans mes bras. Je constatais que son pouls battait encore. Pris d'une inspiration subite, je l'embrassais. Elle ne frémit même pas.

« - Cela ne marche que dans les contes pour enfants, Rick. »

Kaiserstein s'était approché et avait posé sa main sur mon épaule. Je me relevais en portant Illyan dans mes bras en direction de l'hôpital.

Les FDP et les Space Marines s’écartèrent devant moi. Les gardes s'agenouillaient devant l'apparition et certains fondaient même en larme. Le Capitaine Ring fit un geste et une escouade de Space Marines forma une garde d'honneur jusqu'à l'hôpital.

Je ne voyais cela qu'à moitié, mon visage étant baigné de larmes.
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeJeu 21 Nov - 22:49

Chapitre XXV




« - Comment va Illyan ?
- Son état est toujours stationnaire. Elle est de nouveau dans le coma. »

Kaiserstein menait la réunion. Il y avait le Colonel Millepoix et ses principaux officiers, les représentants des guildes et le Capitaine Kel Ring accompagné d'un chapelain et d'un archiviste. Les dignitaires de la ville observaient les Space Marines avec respect.

Les trois derniers jours avaient passé à toute allure. Les Space Marines, assistés des FDP avaient nettoyé toute trace d'hérésie sur Lythius IV en l'espace de deux jours.

Il faut dire que les combats avaient été si terribles que les renégats ne comptaient plus beaucoup de soldats dans leurs rangs. Les FDP avaient, elles-aussi, été décimées et une demande officielle d'aide avait été adressée aux autorités du secteur. En attendant, les Space Marines avaient proposé d'assurer la protection de la planète.

La vie de la cité avait repris et les usines recommençaient déjà à tourner tandis que les équipes de travailleurs commençaient à rebâtir les quartiers détruits.

La veille de cette réunion, s'était tenue la cérémonie en hommage aux soldats qui avaient donné leur vie pour sauver la ville et la planète. Le premier nom à être cité fut celui d'Athanaëlle qui fut acclamée comme l'héroïne qu'elle était. La cérémonie dura toute l'après midi tandis que tous les noms des soldats et des ouvriers tombés au combat étaient cités. J'adressais une prière à mes frères d'arme de l'escouade de vétérans quand leurs noms furent cités. La cérémonie s'acheva par le tir de nombreuses salves de canon. Une pour chaque jour de siège.

Je sortais de mes souvenirs pour me concentrer sur la réunion. Les discussions tournaient autour des compte rendus de situation et des mesures à prendre pour la suite des événements. Les dignitaires se répandaient en remerciements envers les Space Marines et les FDP. Kaiserstein annonça que le Colonel Millepoix allait recevoir l'Honorifica Imperialis. Celui-ci bomba le torse comme jamais et fit un salut respectueux à l'Inquisiteur.

Je quittais discrètement la réunion pour m'isoler dans ma chambre.

--------------------------------------


Deux heures plus tard, on tapa à la porte. J'ouvrais celle-ci et me retrouvais face à Kaiserstein.. Il portait sa traditionnelle bouteille et deux verres. Il boitait encore suite à sa blessure mais cela n'entamait en rien sa superbe. Il prit place à table et me montra la bouteille.

« - Non, merci, Inquisiteur, je ne bois plus.
- Tiens et qu'est ce qui vous a poussé à cette extrémité ?
- J'ai un médecin très persuasif...
- Je crois voir de qui vous parlez...
- Et que me vaut votre présence, Kaiserstein ?
- Eh bien, Rick, je suis un peu ennuyé. Ma suite a quelque peu perdu de sa superbe. Athanaëlle n'est plus et Illyan semble vouloir rester endormie. Et comme vous m'avez sauvé la vie trois fois, vous êtes libre de votre engagement. Si vous me quittez, il ne me restera qu'Egler et... Igor. On a fait plus brillant comme escouade de combat.
Vous vous trompez Inquisiteur, je vous ai sauvé la vie quatre fois. Et c'est vous qui me devez trois vie maintenant. Je tiens à vous faire respecter cet engagement...
- C'est de bonne guerre, Rick... Je suis heureux de vous compter encore dans nos rangs. Mais... Et Illyan ?
- Je ne pense pas que ma présence changera grand chose... Et je suis sûr que si elle se réveille, elle saura nous trouver où que nous soyons...
- Je dois vous prévenir qu'elle possède des pouvoirs psychiques hors du commun.
- Et c'est bien pour ça que vous l'avez recruté et entraîné. Pour qu'elle soit capable de les contrôler.
- En effet... J'espère juste que si elle se réveille, elle puisse toujours les maîtriser. Heureusement, elle est trop intéressante pour l'Inquisition pour qu'on gâche de tels pouvoirs. Elle doit être emmenée en un lieu sûr où l'on pourra la surveiller. Je vous promets qu'aucun mal ne lui sera fait sauf si elle se révèle dangereuse.
- Je plains celui qui aurait à l'affronter...
- Cela n'arrivera pas, je l'ai bien entraînée...
- Je vous fais confiance pour ça... Et sinon, quelle est la prochaine mission ?
- Bien, nous devons recruter de nouveaux acolytes mais d'abord, nous nous rendons sur une planète qui devrait vous plaire...
- Il y a des palmiers et du soleil ?
- Oui et des plages de sable fin. Le cœur du problème sera de choisir le cocktail que vous voudrez boire...
- Je sens que cette mission va être passionnante... »



Fin ?
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeJeu 21 Nov - 22:55

Epilogue


Le serviteur de l'Administratum referma le livre. Celui-ci était usé par le temps et contenait des feuilles de différents formats et de différentes factures. Il y avait même des feuilles de palmiers sur lesquelles l'auteur avait griffonné des lignes et des lignes d'une écriture peu soignée.

Le scribe venait de passer plusieurs heures à lire cette histoire. Il n'était pas censé le faire mais il n'avait pu s'en empêcher. Il était un serviteur en partie mécanisé de l'Administratum et il était programmé pour étudier rapidement un texte et le classer. Il n'aurait jamais du perdre autant de temps sur un seul écrit. Mais l'histoire l'avait interpellé et il n'avait pu arriver à classer ce documet de manière définitive. Quelque part, cette histoire avait touché la part infime d'humanité qui restait vivante en lui. Cela était inconcevable et était normalement propre aux textes chaotiques.

Effrayé, il déposa le livre devant lui et le regarda avec méfiance. Après un instant de réflexion, il le classa sur la pile des écrits à détruire. Cette histoire serait brûlée comme des milliers d'autres. Cela était plus prudent.

Il ne pouvait pas faire cela.

Il reprit le livre et le feuilleta à nouveau, hésitant. Il relut le dernier paragraphe :

« Moi, Seigneur Inquisiteur Kaiserstein, me suis permis de finir l'écriture de ce livre. En effet, Rick était un de mes meilleurs acolytes et je suis persuadé qu'il aurait voulu que je raconte la fin de son histoire et son dernier combat contre le prince Démon Arkla'ehm'dema. Cette histoire méritait d'être racontée et mérite d'être lue. J'espère que vous en conviendrez avec moi. Que la vie de ce serviteur fidèle de l'Empereur vous montre la voix à suivre. »

La manière dont Kaiserstein avait trouvé la mort incitait le scribe à prendre des précautions. En même temps, le document ne contenait pas de récits hérétiques à proprement parler même si certains passages auraient mérité une censure.

Il finit par prendre sa décision. Le livre ne serait pas détruit.

Mais, ce livre contenait des informations trop importantes pour être diffusées et il ne devait pas tomber entre de mauvaises mains. Il sortit un tampon et l'appliqua sur la couverture. L'encre rouge indiquait « Contenu Secret de niveau Alpha ». Seuls les plus hauts dignitaires étaient en droit d'ouvrir un livre portant ce sceau.

Il mit l'ensemble des pièces regroupées en liasses et intitulées « Les Mémoires de Rick Gurod » dans une caisse en bois sur laquelle était inscrit : « Seigneur Inquisiteur Kaiserstein 9906753 NE PAS OUVRIR ». La grosse caisse était posée sur un tapis roulant. Il appuya sur un bouton et le tapis se mit en route, emmenant la caisse vers les archives.

En quelques minutes, elle arriva dans l'un des 10 000 entrepôts réservés aux archives de l'Inquisition. Un serviteur de transport la réceptionna et grâce à ses bras puissants la souleva sans effort. Équipé de puissantes chenilles, il pouvait se déplacer rapidement entre les nombreux rayonnages. Arrivé à la ligne de rayonnage appropriée, il ne lui restait que 500 m à faire pour être au bon niveau.

Il chercha le bon emplacement et après quelques minutes, le trouva. Il déposa alors son chargement entre deux autres caisses. L'une indiquait : FW40k – Contenu Top secret et l'autre Inquisiteur Gunther Thomas. Mais, elle était aussi entourée de milliards de caisses qui contenaient toutes sortes d'objets. Elle n'était qu'un numéro parmi tant d'autres. Elle resterait là jusqu'à ce que quelqu'un vienne la consulter ce qui avait très peu de chances d'arriver. Il était plus probable que personne ne s'intéresse plus jamais ni à la caisse ni à son contenu Elle prendrait alors doucement la poussière en attendant la fin de ce monde...
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeVen 29 Nov - 12:51

Coucou,

En fouillant dans mon bordel mes archives, j'ai retrouvé une ébauche de suite... Si je me motive pour continuer, ça intéresse quelqu'un ou je serais le seul à le lire ?
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Le Duc

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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeVen 29 Nov - 21:48

Récit intéressant, je lirai la suite avec plaisir.
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitimeSam 30 Nov - 11:29

Adepte en attente de lecture...
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MessageSujet: Re: [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod   [Fan fic] Les mémoires de Rick Gurod - Page 2 Icon_minitime

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